Great Lines – cinq voies d’escalade géniales au Tyrol

Pour représenter dignement la grande richesse de l’offre du Tyrol en matière d’escalade, un jury d’experts a consacré « Great Lines », cinq parcours de grimpe sportive aux quatre coins de la région. Les critères principaux : les sensations créées par la nature et les paysages, le tracé, la texture de la roche, les exigences physiques et mentales pour le grimpeur. Les passionnés d’escalade à la recherche de projets particulièrement beaux de niveau de difficulté 6 et 7 trouvent sur le www.tyrol.com/greatlines des photos de haute qualité, des vidéos, des topos et d’autres informations détaillées en langue anglaise sur les cinq « Great Lines ».

Barbara Zangerl grimpe l’un des cinq Great Lines, « Le Miracle » dans la vallée d’Ötztal.
Barbara Zangerl grimpe l’un des cinq Great Lines, « Le Miracle » dans la vallée d’Ötztal. ©Alpsolut

Choisir cinq « Great Lines » parmi les milliers de voies que propose le « Climbers Paradise » du Tyrol, c’est un peu la quadrature du cercle. Et pourtant, un jury d’experts, constitué autour de Barbara Bacher, Barbara Zangerl, Kilian Fischhuber, Markus Schwaiger, Martina Harnisch et Michael Meisl, a relevé ce défi et réalisé cette sélection. Les spécialistes ont pris leur décision en fonction des sensations créées par la nature et le paysage, du tracé, de la texture de la roche de même que des exigences physique et mentales auxquelles est soumis le grimpeur.

Le principal critère : que la grimpe reste une joie et un plaisir

Les passionnés d’escalade sont naturellement constamment à la recherche de nouvelles voies particulièrement belles. Une simple constatation qui a joué un rôle central dans le choix des cinq « Great Lines » par le jury. L’une de ses membres, Barbara Zangerl, le résume bien: « Chacun est en quête de la perle de l’escalade sportive, de la voie que l’on parcourt et à laquelle on se mesure souvent, sur laquelle on laisse beaucoup de sueur et de temps parce qu’elle est tout simplement tellement cool ! »

La voie « Number One » sillonne les parois calcaires avoisinant les chutes de Schleier Wasserfall.
La voie « Number One » sillonne les parois calcaires avoisinant les chutes de Schleier Wasserfall. ©Climbers Paradise Tirol, Michael Meisl

« Number One direkt » : la mère de toutes les voies

« La voie se parcourt sur un calcaire parfait et extrêmement compact. La paroi grise des chutes d’eau de Schleier Wasserfall fait assurément partie des meilleures falaises calcaires du Tyrol, et rappelle quelque peu Ceüse, dans le sud de la France. » (Martina Harnisch)

  • Site d’escalade : Cascade de Schleierwasserfall, Wilder Kaiser
  • Niveau de difficulté : 7 b+
  • Longueur : 30 mètres
  • Premier grimpeur : Harasser, Kernmaier (1988)

Lorsque, il y a bien vingt ans, Alexander Huber fut très probablement le tout premier grimpeur à surmonter une voie de niveau 11+, la sensation dans le monde de la varappe fut totale. Le théâtre de cet exploit était les Schleierwasserfall, dans le Wilder Kaiser. Plus de 200 voies sillonnent les parois calcaires avoisinant ces chutes d’eau, dont celle appelée « Number One direkt » et évaluée de niveau 7b(+). Dès son départ, deux passages marquants exigent dans une large mesure une force maximale et une bonne technique des pieds. Tout en haut, un passage final difficile avec des petites réglettes attend les avant-bras éreintés.

La voie « Puls 2000 » à Leutasch près de Seefeld, une partie de grimpe panoramique.
La voie « Puls 2000 » à Leutasch près de Seefeld, une partie de grimpe panoramique. ©Alpsolut

« Puls 2000 » : une partie de grimpe panoramique

« Elle parcourt la partie toute à droite de la « Muraille de Chine », avec une vue vaste et impressionnante. L’une des voies les plus photogéniques de tout le site. » (Michael Meisl)

  • Site d’escalade : Chinesische Mauer, Seefeld in Tirol
  • Niveau de difficulté : 7 c+
  • Longueur : 22 mètres
  • Premier grimpeur : Heinz Zak, G. Walch (1992)

Cette muraille n’est pas en Chine, mais bel et bien dans les environs de Leutasch, près de Seefeld, au Tyrol. Avec 176 voies réparties en 11 secteurs, le grimpeur trouve ici des conditions idéales. Ceux qui se sentent à l’aise à un niveau de difficulté de 7 et plus peuvent s’y mesurer à une pierre calcaire accrocheuse. Dans le secteur de « Dodlwand », « Puls 2000 » est assurément la voie la plus célèbre. La grimpe abrupte, rendue possible par des trous, des prises inversées et des réglettes, requiert force et endurance. Mais celui qui est parvenu tout là-haut jouit d’une vaste vue fantastique sur la Muraille de Chine – et ce, sans avoir voyagé en Extrême-Orient.

« Le Miracle » : véritablement miraculeux

« Pour moi personnellement, c’est l’une des meilleures voies d’escalade sur roche au Tyrol. Un tracé marquant et logique sur une fissure impressionnante. Cette voie saute directement aux yeux ! » (Barbara Zangerl)

  • Site d’escalade : Niederthai, Ötztal
  • Niveau de difficulté : 7 b
  • Longueur : 22 mètres
  • Premier grimpeur : Matthias Burtscher (1993)

Un gigantesque bloc rocheux de granit au cœur d’une forêt de mélèzes clairsemée. C’est ainsi que certains grimpeurs imaginent la voie de leurs rêves. Mais ce rêve existe bien, un tel bloc rocheux se dressant à Niederthai, dans la vallée d’Ötztal. En le regardant de plus près, on remarque une fissure imposante qui, comme par magie, s’étend jusqu’en haut du bloc. C’est sans doute la raison pour laquelle celui qui a inauguré cette voie, Matthias Burtscher, l’a baptisée « Le Miracle ». Avec la bonne technique et un peu d’endurance, cette fissure est un pur plaisir de grimpe.

Le « Weißer Riese » dans la vallée d’Ötztal représente un véritable défi au cours.
Le « Weißer Riese » dans la vallée d’Ötztal représente un véritable défi au cours. ©Alpsolut

« Weißer Riese » : un phénomène de la nature

« Ma voie préférée à Nösslach ! S’y attaquer est toujours un plaisir. Une belle roche blanche érodée avec un bon mix de poignées, de plats, de petites fissures et de réglettes. » (Barbara Bacher)

  • Site d’escalade : Nösslach, Ötztal
  • Niveau de difficulté : 6 b
  • Longueur : 20 mètres
  • Premier grimpeur : Christoph Rimml (1985)

Une paroi rocheuse d’un granit gris foncé parcouru de bandes blanches, quelque part dans la vallée d’Ötztal – un phénomène naturel qui ajoute au charme de celle qui est peut-être la plus belle voie des 55 parcours du site d’escalade de Nösslach. Ce classique de l’escalade dans l’Ötztal, avec ses poignées, fissures, plats et réglettes, exige une force des doigts conséquente et un savoir-faire technique. En dépit de son niveau de difficulté relativement peu élevé, le « géant blanc » représente un véritable défi au cours duquel il convient de garder une vue d’ensemble et de rester totalement concentré. La paroi est orientée sud-ouest et ouest, se prêtant donc idéalement à des journées de grimpe du printemps jusqu‘à un automne tardif.

La voie « Another Play in Paradise » se trouve juste en contrebas du refuge de Dolomitenhütte en Osttirol (Tyrol oriental).
La voie « Another Play in Paradise » se trouve juste en contrebas du refuge de Dolomitenhütte en Osttirol (Tyrol oriental). ©Alpsolut

« Another Play in Paradise » : dans l’empire des Dolomites

« Une grimpe superbe sur une paroi de plus en plus exposée au fur et à mesure que l’on monte. Une grimpe homogène comme on en veut toujours plus. » (Markus Schwaiger)

  • Site d’escalade : Dolomitenhütte, Osttirol
  • Niveau de difficulté : 7 c
  • Longueur : 35 mètres
  • Premier grimpeur : Gerry Unterassinger (1990)

Juste à côté d’un éboulement à 1 600 mètres d’altitude, au cœur des Dolomites de Lienz, la Dolomitenhütte s’accroche ferme à la montagne. Juste en contrebas de ce refuge, 129 voies d’escalade parcourent la paroi dévalant vers le sud. Mais s’il veut venir à bout de celle dénommée « Another Play in Paradise », le grimpeur ne doit pas se laisser déconcentrer par la vue sur les sommets imposants des Dolomites – au moins jusqu’au premier point de pause. Dans la partie supérieure avec son calcaire de haute montagne typique, des passages techniquement exigeants l’attendent encore, admirablement sécurisés par des pitons.

Les grimpeurs trouvent des photos de haute qualité, des vidéos, des topos et des informations détaillées sur les « Great Lines » en ligne, sur le www.tyrol.com/greatlines (en anglais) !

25 ans après, le retour des championnats du monde d’escalade

En 2018, les championnats du monde d’escalade retournent à leurs racines. 25 ans après les seconds championnats de l’histoire de ce sport, les meilleurs grimpeurs au monde ont de nouveau rendez-vous à Innsbruck. En 1993, les champions du monde de difficulté étaient le Français François Legrand et Susi Good, la discipline « bloc » n’existait pas encore et bien des stars de la grimpe actuelle n’étaient même pas encore nés. Ces dernières s’affronteront pour une place sur le podium dans le Centre d’escalade d’Innsbruck (alld) qui a été inauguré en mai 2017 et est considéré comme l’une des salles d’escalade les plus modernes au monde. La seule surface d’encordement du nouveau « Kletterzentrum » se déploie sur une surface de 3 000 mètres carrés de grimpe, auxquels s’ajoutent les 1 200 mètres carrés de la salle d’escalade sur bloc. Ce qui donne un total à peine croyable de 220 lignes de grimpe, plus de 600 parcours et plus de 200 blocs. Celui qui est désormais le plus grand centre d’escalade en salle au monde a célébré son baptême du feu lors des championnats du monde d’escalade de la jeunesse et juniors du 30 août au 10 septembre 2017, auxquels quelque 1 400 champions de grimpe sportive en herbe, âgés de 14 à 19 ans et venus de 60 pays, ont participé. En 2018, c’est le tour des championnats du monde d‘escalade IFSC des adultes, où l’on attend 750 athlètes venus de 70 pays et pas moins de 40 000 spectateurs.

Images pour l'information presse

  • Barbara Zangerl grimpe l’un des cinq Great Lines, « Le Miracle » dans la vallée d’Ötztal.

  • La voie « Number One » sillonne les parois calcaires avoisinant les chutes de Schleier Wasserfall.

  • La voie « Puls 2000 » à Leutasch près de Seefeld, une partie de grimpe panoramique.

  • Le « Weißer Riese » dans la vallée d’Ötztal représente un véritable défi au cours.

  • La voie « Another Play in Paradise » se trouve juste en contrebas du refuge de Dolomitenhütte en Osttirol (Tyrol oriental).