Un succès total : résumé des championnats du monde de cyclisme 2018 à Innsbruck-Tyrol

Des performances sportives de très haut niveau, quelque 600 000 fans venus du monde entier et un temps automnal superbe : par leur exigence hors norme, les mondiaux de cyclisme sur route à Innsbruck-Tyrol resteront gravés dans l’histoire. Les images de leurs cadres enchanteurs ont fait le tour du monde. Bref, ces championnats du monde ont été un franc succès.

L’espagnol Alejandro Valverde, tout nouveau champion du monde,
L’espagnol Alejandro Valverde, tout nouveau champion du monde, ©Tirol Werbung/Bettini Photo

Les mondiaux de cyclisme UCI à Innsbruck-Tyrol resteront longtemps gravés dans les mémoires, entre autres pour leur grande finale du dimanche 30 septembre 2018. Cette épreuve riche en rebondissements a vu le sacre du vétéran espagnol Alejandro Valverde, nouveau champion du monde de cyclisme sur route. Au bout de 258,5 kilomètres de parcours, il s’est imposé au finish dans un peloton de tête de quatre coureurs, devant le Français Romain Bardet, le Canadien Michael Woods et le Néerlandais Tom Dumoulin. « J’ai attendu si longtemps et je finis par y parvenir », tels ont été les premiers mots de Valverde en larmes. Jusqu’à présent, il avait remporté deux fois l’argent, quatre fois le bronze (dont à Salzbourg en 2006). À Innsbruck-Tyrol, il arrive enfin au sommet, avec un titre de champion du monde. Bardet, qui mène, par sa deuxième place, une équipe de France souvent brillante, a bien dû le reconnaître : « C’est ici très difficile de battre Valverde, il est très rapide et la course était particulièrement exigeante. » Parmi les fans, on a pu voir l’ancien champion du monde Laurent Brochard. Il ne tarissait pas d’éloges pour l’équipe de France, sa forme et sa cohérence : « Cette année, exceptionnellement, je crois que les Français ont une très grande chance. Déjà une équipe plutôt solidaire et très bonne. » Julien Alaphilippe a fini à la huitième place, devant Thibaut Pinot.

Romain Bardet, Alejandro Valverde et Michael Woods lors de la montée au Höll,
Romain Bardet, Alejandro Valverde et Michael Woods lors de la montée au Höll, ©Tirol Werbung/Bettini Photo

Bienvenue en enfers : le parcours de championnats du monde le plus dur de tous les temps

La montée finale de la course élite hommes, au « Höttinger Höll », était un défi particulièrement exigeant lancé aux pros de la petite reine. « Je n’ai jamais vu un parcours de coupe du monde aussi difficile » a déclaré, avant même la course, la star du cyclisme italien Vincenzo Nibali, vainqueur du Giro d’Italia et du Tour de France.

Des milliers de supporters venus du monde entier dans la vieille ville d’Innsbruck,
Des milliers de supporters venus du monde entier dans la vieille ville d’Innsbruck, ©Tirol Werbung/George Marshall

Des championnats du monde de cyclisme, le public autrichien gardera surtout en mémoire la victoire surprise de Laura Stigger lors de la course sur route junior femmes. Ses larmes de joie et son sprint final de légende, après une épreuve riche en suspense, ont fait vibrer les supporters. Juste après la course, Stigger avait déclaré : « Je ne peux pas y croire. Mes jambes étaient brûlantes et des crampes commençaient à se manifester. J’ai simplement tout donné. »

Des fans du monde entier assurent l’ambiance.
Des fans du monde entier assurent l’ambiance. ©Tirol Werbung/Seiwald

Des supporters enthousiasmés

Pendant les mondiaux de cyclisme sur route, le monde entier regardait le Tyrol. Ses images télé ont été diffusées dans 150 pays. Il faut dire que tous les ingrédients étaient réunis pour assurer le spectacle : une météo parfaite, des parcours intéressants, de beaux panoramas montagnards, et des milliers de fans venus des quatre coins du monde. Outre des supporters venus de terres de cyclisme traditionnelles comme la France, les Pays-Bas, la Belgique, la Grande-Bretagne et l’Italie, des Irlandais, Allemands, Slovaques, Polonais, Argentins, Érythréens et bien d’autres encore assuraient l’ambiance tout au long des parcours, célébrant ensemble et une semaine durant cette fête pacifique du vélo au Tyrol.

La vache des mondiaux, de la ferme aux Haflinger de Kramsach dans l’Alpbachtal Seenland, vêtue de son maillot Santini taillé sur mesure.
La vache des mondiaux, de la ferme aux Haflinger de Kramsach dans l’Alpbachtal Seenland, vêtue de son maillot Santini taillé sur mesure. ©Gabriele Grießenböck
En marge des compétitions, l’excellente ambiance était aussi assurée par de nombreuses animations.
En marge des compétitions, l’excellente ambiance était aussi assurée par de nombreuses animations. ©Innsbruck-Tirol 2018/Sebastian Schels

Un superbe programme en marge des compétitions

« Nous adorons l’ambiance qui règne lors des mondiaux, notamment dans la fan zone de l’aire d’arrivée où il se passe toujours plein de choses. » Et ce sont des Colombiennes, Tatiana Uintaco et Edilma Sierra, qui le disent ! Outre une belle succession de temps forts sportifs, des stars internationales de la musique, différentes animations pour toute la famille et des événements traditionnels tyroliens assuraient l’ambiance en-dehors des routes. « Les nuits étaient très festives, et, grâce au tramway, nous avons pu entreprendre beaucoup d’excursions pendant la journée », déclare, réjoui, le Suisse Roberto Gaiger, qui reviendra à Innsbruck avec ses amis, « ne serait-ce que pour le Tiroler Gröstl. »

Superbe ambiance lors du départ à Kufstein,
Superbe ambiance lors du départ à Kufstein, ©Tirol Werbung/Bettini Photo

Le Tyrol, terre de cyclisme

 Le Tyrol s’est fait un nom en tant que région de sports numéro 1 et, avec ces mondiaux, s’impose aussi définitivement comme terre de cyclisme, selon le conseiller régional du Tyrol responsable du sport, Josef Geisler. D’innombrables initiatives de fans ont fait montre d’une grande créativité. Mentionnons notamment ce champ maraîcher de Thaur où 60 000 têtes de salade furent plantées de manière à, vues du ciel, former un message de bienvenue à Hall-Wattens pour les caméras des hélicoptères.

Champ maraîcher de 60 000 têtes de salade à Thaur,
Champ maraîcher de 60 000 têtes de salade à Thaur, ©hall-wattens.at

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